Chers Amis de WFE,
Le Kenya traverse officiellement une catastrophe nationale de sécheresse.
Les communautés des zones arides et semi arides sont touchées de plein fouet par cette sécheresse.
Ici, à Amboseli, une grande partie du cheptel est décimé, de nombreux animaux sauvages sont morts.
Les gens décrivent avec pudeur les lourdes pertes qui s’accumulent. Puis les gens se taisent. C’est leur existence qui se joue actuellement.
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Notre projet et ses bénéficiaires sont partiellement épargnés de cette catastrophe grâce au point d’eau.

Aujourd’hui, des signes annonciateurs de pluie sont apparus : les branches de certains arbres frémissent d’une manière caractéristique, le mouvement des nuages parle de l’arrivée de pluies.
L’avancée de nos programmes, par contre, est optimale.
Voilà, en quelques images, les dernières réalisations :
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- le dispensaire

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Le projet ” eau ”

Le local technique est construit ainsi que le dispositif de stockage des citernes d’eau.
La pompe est installée, ainsi que des panneaux solaires. Le système d’adduction sera bientôt opérationnel et devra être étendu dans les mois à venir.
Des arbres indigènes ont été achetés et plantés par la communauté.

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- Les formations

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Des formations à l’hygiène, à la gestion de l’eau et à la santé de l’environnement ont lieu quotidiennement.
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L’alphabétisation des adultes a repris, à la demande de la communauté. Des ateliers de formation à la rédaction de mini-business plans sont prodigués avant la mise en place des micro-crédits.

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Nous avons eu le très grand plaisir de recevoir Monsieur Jérôme Froissart ( Direction de Coopération Internationale de Monaco), présent la semaine dernière pour une mission d’évaluation.

WFE Kenya connaît actuellement un formidable essor lié à une participation communautaire de plus en plus importante et de la mise en place de synergie issues d’un réseau de compétences locales tout en travaillant de concert avec les différents Ministères Kenyans.
Très prochainement, nous vous enverrons des rapports plus détaillés de chaque activité en cours.

Bien Amicalement
WFE Kenya

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Photos aériennes ©A.Faraggi / Pilote ULM Christophe Gruault

Et ça a marché !
De nombreuses personnes qui ne participaient pas au bénévolat ont été convaincues par les bénévoles de les rejoindre.
Ce matin, la communauté a débuté l’élaboration de digues de retenue de l’eau, car l’eau part par cet endroit dans les failles et vers la vallée, qu’elle creuse de plus en plus.
De nombreuses personnes et des animaux ont eu des accidents dans ces failles, que tous doivent traverser.
Bref, tout le monde participe à des réalisations qui ne demandent pas de budget et qui vont contribuer à transformer cette place.
Du sisal est immédiatement planté.
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« C’est un miracle ! », a dit le Prêtre de Kimana lorsqu’il a entendu parler de la participation communautaire, tout en enfourchant sa moto pour venir voir de lui-même.
J’ai eu la surprise de le rencontrer ce matin, priant sur le projet pour que le miracle continue.
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Le second miracle a été de voir Lekala avec une pelle…
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Le dispensaire
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Sécurité alimentaire
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Ce qui a provoqué ce changement : le bon impact des programmes déjà menés (éducation),  la restitution de l’information dans les réajustements d’activités et d’objectifs, de nombreuses réunions, formelles et informelles, l’implication de l’Association MEGA (ces jeunes Maasaï ont vécu une rupture communautaire car ils souhaitaient étudier et se sont serré les coudes alors qu’ils ont été exclus de leur communauté. Ils veulent revenir maintenant avec les compétences universitaires et faire changer les choses en profondeur pour préserver leur Patrimoine), la restructuration du bureau en délégant à Benson le management de WFE Kenya et en lui offrant la possibilité de constituer son équipe, la capacité de Jacob  de s’adapter à cette réalité et le bon choix de l’équipe.
Je pars demain. Les choses étaient ainsi avant mon arrivée. Je pense très profondément que cet élan ne retombera pas, car il vient de l’intérieur de cette communauté.
Des membres de MEGA seront là tous les week ends pour encadrer les formations à l’hygiène. Daniel, Jacob, Benson se relaieront pour encadrer les comités. Des meetings communautaires en présence de tout le monde permettront de faire le point sur les réussites, les frustrations, les suggestions de tous.
Les premiers jours de Daniel ici (membre de MEGA et formateur WFE) ont été très difficile. Après 3 jours, il a demandé à Benson de le faire rentrer à Nairobi : lors d’un meeting, un homme l’a menacé car il ne lui donnait pas de salaire pour venir l’écouter. Il a été confronté à ce type de réactions pendant une semaine.
Benson l’a rejoint avec 5 membres de MEGA. Ils ont demandé à la communauté de leur prêter leur attention pendant 2 heures et de se plier à un exercice en promettant d’aller jusqu’au bout . Ils ont constitué 2 groupes de 10 personnes : ils ont bandé les yeux des personnes du premier groupe et leur ont dit qu’ils les emmenaient faire une promenade. Ils les ont pris par la main et les ont promenés avec brusquerie sans les informer des dangers : pierres, branches, trous, etc …
Ce premier groupe était en colère.
Ils ont recommencé avec les personnes du second groupe, mais en les prévenant avec beaucoup d’égards de chaque difficulté qui allait survenir.
A la fin, tout le monde a échangé ses points de vue.
Tout le monde a conclu que lorsque l’on sait où l’on va, on arrive à surmonter les obstacles car on les anticipe.
C’est ce jour là que les choses ont commencé à changer.
C’est pour cela que je crois que quelque chose de profond s’est déclenché.
Anne

Les news d’aujourd’hui : 
- L’eau
Le dispositif de support des tanks à eau avance bien.
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Jacob est allé cherché les 2 tanks à Loitokitok cet après-midi :Mac HD Anne:Users:Anne:Desktop:tank1.jpg
Le local technique sera bientôt terminé. Les chèvres profitent de leur derniers moments de quiétude en pouvant encore tenter de boire au robinet du puits, car bientôt, les trainings à l’hygiène favoriseront l’arrêt de ces mauvaises habitudes vectrices de désordres sanitaires, et un point d’eau pour les animaux domestiques sera creusé.
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le dispensaire :  la seconde tranche de travaux a débuté tôt ce matin, et poursuivie tard ce soir :
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le Centre culturel : la structure sera bientôt bétonnée.
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La route d’accès : des membres communautaires ont commencé ce matin à défricher, puis à enlever les pierres (destination gabions !).
J’ai juste essayé de casser des pierres et j’ai tenu 5 mn.  Rien que la masse est difficile à soulever. Et on se prend un projectile facilement dans les yeux. Ces hommes font ça du matin au soir … Il faudrait des masques de plongée pour protéger leurs yeux. C’est difficilement supportable de savoir qu’il y a en ce moment une promo à Décatlhlon pour des masques à 6 euros alors qu’ici, on n’a pas la possibilité d’en acheter.
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Zone de Texte: Site dispensaireLa situation géographique :
Les sites sont en brousse, à proximité des villages, et situés à environ 15 mn à pieds de la route qui relie Kimana à Loitokitok.
 




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Le staff est fatigué. Daniel n’arrive plus à marcher ce soir. Jacob a une forme olympique qui nous épate tous. Demain, beaucoup d’activités sont prévues, et nous avons loué une moto pour la journée afin d’arriver à tenir nos chronogrammes (quotidiens …).
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Anne Faraggi, Présidente

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Voici la situation de notre zone sur Google Earth.  En violet, la superficie du projet, qui fait 10 hectares.
En rose, au bout la flèche, il y a une ligne noire irrégulière sur l’image : elle correspond à la fissure d’érosion que nous traitons actuellement … Nos gabions feront la différence sur les images futures !

Les responsables des comités découvrent leur zone de travail sur ces images satellites :
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Ce qui renforce encore leur motivation : un gabion sera disposé tous les 50 mètres :
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Voici les activités du jour

  • l’eau

Le premier training des formateurs a débuté aujourd’hui. La surprise a été que la communauté a souhaité assister à cette séance de formation des TOT’s, et du coup, la première séance de training communautaire a été réalisée. En résumé, le contenu de cette séance.
Nous comptions effectuer des séances courtes et très répétées. En fait, les éléments abordés aujourd’hui ont été intégrés immédiatement en une seule fois.

TRAINING  TOT’s  NGAISSI

environmental health
WATER & SANITATION

INTERVENANT 1E SESSION : ANNE  W. FARAGGI
FACILITATEUR : JACOB MAITHA
  WHAT IS THE PROBLEM ?

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WHAT CAN YOU DO ?

BREAK THIS CYCLE !!!!!

              SESSION 1 / Community Water Supplies

Only 1% of the earth’s water is easily accessible fresh water on the surface.
This is primary the water that we found in lakes, rivers and soils at underground level shallow enouhg to be tapped at affordable costs.
Only this amont is regulary renewed by rain and snow for Kilimanjaro and thus available on a sustainable basis.
Ground water can only be availed to communities through shallow wells or boreholes.
People can also harvest Rainwater for domestic use. However, in Nomayanatt’s Bomas,  this is limited by lack of appropriate collection surfaces and Storage réservoirs which are expensive for the majority of households.
Water is necessary for the existence of all living things.
The human body requires 3-10 litres of water per day for normal physiological functions.
About 1 litre is provided through daily food intake.
The human body can survive without  a lot of food for weeks with no lasting harm. But it cannot survive long without water.
A range of 20-40 litres of fresh water per person per day is considered to be necessary minimum to meet needs for drinking and sanitation alone.
An overall basic water requirement of 50 litres per person per day has been suggested as a minimum standart to meet 4 basic needs : drinking, sanitation, bathing and cooking.
Unfortunately, 4 persons/5 in this community do not have access to clean water.
Even where communities have access to clean water, CONTAMINATION OFTEN OCCURS DUE TO USE DIRTY CONTAINER AND POOR STORAGE AT HOUSEHOLD LEVEL.
WATER SOURCES
Natural water sources include Rainwater, surface water and ground water.
Rainwater is that water falling as natural précipitation which may be collected on surfaces (roof, block) ; it is presumed safe for drinking unless it has passed through contaminated atmosphere, falls on dirty surfaces or is improperly stored. Surface water is from rivers, streams, ponds, dams, lakes ; it is presumed most unsafe due to exposure to contamination. Ground water percolate into the ground aquifers and is collected in Springs and wells.

  • QUALITY DEPEND ON THE GEOLOGICAL FORMATION AND MODE OF COLLECTION.

WATER AND HEALTH
It is remarkably difficult to scientifically show a direct corrélation between providing clean water to a community and reducing disease incidence. There are many reasons for this. First, water that is clean at source may get contaminated during drawing, transporting and storing at household level. Secondly, in most cases, especially in the rural areas, bacteria soon multiply to infective dosage.

DISEASES
Waterborne diseases
Transmitted by water :water act as a passive vehicle for infecting agents ; depend also on poor sanitation.
Cholera
Typhoid
Bacillary dysentery
Infectious hepatitis
Leptospirosis
Giardiasis
Gastroenteritis
Water-washed diseases
Due to the lack of adequate quantity of water ; poor personal hygiène créâtes conditions favourable for spread ; intestinal infections due to improper human waste disposal.
Scabies
Skin infection, ulcers
Yaws,
Leprocy,
Lice and typhus
Conjunctivitis
Bacilliary dysentery
Amoebic dysentery
Salmonellosis
Entérovirus diarrhoeas
Paratyphoid fever
Ascariasis
Trichuriasis
Whipworm
Hookworm
Water-based diseases
Infecting agents spread by contact with or ingestion of water ; life cycle of infecting agent takes place in an aquatic animal ; some are affected by waste disposal.
Schistosomiasis (urinary and rectal)
Guinea worm
Filariasis
Onchocerciasis
Threadworm
Water-related vector diseases
Mosquitoes, flies and other insects breed or bite near water, especially active and agressive near stagnant open water.
Yellow fever (mosquito)
Dengue + haemorrhagic fever (mosquito)
Rift valley fever (mosquito)
Bancroftian filariasis (mosquito)
Malaria (mosquito)
Faecal-disposal diseases Fasciolopsiasis (edible plant)

RAINWATER HARVESTING
Rainwater catchment system collect Rainwater for individual, family ot institutional use. The water collection surface can be roof, rock or any other suitable surface. It should have sufficient surface area so as to meet demand. The surface should have an adequate slope to allow run-off into the réservoir without much spillage.
THE WATER QUALITY IS HIGH IF IT IS COLLECTED AND STORED PROPERLY.

PLANNING FOR WATER STORAGE TANKS
STEP 1 :  DETERMINE WATER DEMAND
Water demands depends in water uses in the family. The tank should be designed to accomodate hose demand during the dry season. The maximum dry period should be deterlined for a period of a last 5 years In designing water tanks for families, allowances should be made for unexpected failure of the rains.
Example :
In a family of 8 persons, the daily water use is 20 litres per person. The longest dry period in the area is from May through August whici gives 123 days. The dry period water demand for this family is 8 x 20 lotres = 160 litres. Demand for 123 days is 160 x 123 days = 19 680 litres or 19,68 m3 (cubic m).
STEP 2 :  DETERMINE SUPPLY
After determinate demand, you should calculate the supply. Supply is determined by the average annual rainfall in the area ( in mm/year)  and availability, type and size of the collection surface. Some Rainwater will bel ost during collection ; this happen through évaporation, gutter overflow and leakage from gutters and down pipes. this amount is represented as a fraction called the runoff coefficient and is the amount of water entering Storage divided by the mount of rain falling on the roof. Usually, the runoff coefficient for metal roofs is 0,8 and that for all other roofs is 0,7.
Example
If the family above has a galvanised iron. Roof with ab area of 25 square m and the locality has an average abbual rainfall of 1,500 mm, then supply is 37,5 cubic m.
Multiply by 0,8, i.e. , 37,5 x 0,8 = 30 cubic m.
This supply is compared with demand of 19,68 cubic m.

HYGIENE AND MAINTENANCE
The collection surface should be permanent, non-corrosive and easy to clean. Sheet létal, tiles.

Restitution Travaux pratiques : calcul des besoins, nettoyage des bouchons de sécurité et check list de nettoyage.
——-

La construction des installations du stockage de l’adduction d’eau : dispositif de soutien de deux tanks à eau d’une capacité de 500 litres chaque.
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Avancée de la construction du local technique
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Une formidable donation de ciment de la part de SOPA LODGES, qui a déjà financé l’adduction d’eau,  arrivera vendredi, et nous permet d’envisager la finition de ces locaux sereinement, et d’assurer celle du centre culturel.
Avant l’annonce de cette magnifique nouvelle, ce matin Jacob et Benson ne cachaient pas leur anxiété face aux réajustements de budgets …
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Le dispensaire
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De l’eau est apportée plusieurs fois par jour de la rivière afin d’humidifier le ciment ::eau1.jpg
Les constructions seront humidifiées pendant encore 14 jours. Sous l’emplacement de fabrication des briques : la fondation de la future salle d’attente.
Après la construction, il est prévu d’y installer un écran sur lequel des messages de prévention d’hygiène seront diffusés en boucle sous la forme de petits films réalisés au sein de la communauté.
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Le management
La soirée s’est conclue par un meeting avec les comités, et d’autres villageois ont souhaité y assister.
Je me tiens maintenant à distance des meeting de débriefing, je n’interviens plus que dans les formations sanitaires ou dans l’organisation du système de suivi-évaluation.
Au programme d’hier : l’explication des 3 niveaux de management : celui de WFE Monaco-France, celui de WFE Kenya, et celui des comités de villageois.
Tout est intégré dans une organisation horizontalisée et totalement interactive.
Hier, de la nourriture a été achetée à Loitokitok pour la communauté, notre petit programme de sécurité alimentaire de base lors des périodes de sécheresse vise à assurer un apport nutritif minimal pour les gens les plus vulnérables (familles d’accueil de nos orphelins, femmes et personnes âgées).
Compte tenu de la qualité de la participation communautaire, de la nourriture a été également achetée pour les bénévoles.
La question d’hier, posée par Jacob à la communauté dans le but d’organiser dans le calme cette distribution, était la suivante : « Imaginez que le staff est à Nairobi et vous êtes seuls ici. Comment procéderiez-vous si vous aviez cette nourriture disponible pour la répartir équitablement, car il n’y en a pas suffisamment pour alimenter les 82 Bomas ? »
Le meeting a duré 2 heures, et les participants ont compté toutes les personnes des villages alentours en parlant des cas des personnes les plus vulnérables.
Notre staff n’est plus intervenu, laissant les idées fuser.
Ils ont également évoqué les personnes tenues à l’écart (dont des femmes ayant refusé de trop lourdes contraintes), tous les enfants ayant perdu un parent récemment, et les personnes pauvres ne participant pas au bénévolat.
Il n’était pas juste non plus de nourrir ceux qui n’avaient pas travaillé car ils considèreraient qu’ils devraient pouvoir continuer à ne pas travailler et bénéficier de cette aide.
Leur conclusion a été la suivante : ils distribueront eux-mêmes la nourriture à ces personnes en essayant de les réinsérer dans la vie de Nomayanatt. Nos bénévoles ayant la chance d’avoir un emploi au Sopa Lodge ont souhaité donner leur part aux personnes les plus indigentes.
Je me tenais à quelques mètres de la réunion, travaillant sur le cadre logique du programme. Bien que tout se soit dit en Olmaa, sans comprendre tout ce qu’il se disait, j’ai compris très succinctement ce qu’il se passait. J’étais trop émue pour rester dans la salle et je suis sortie. C’est 7 années ici de difficultés et d’engagement personnel parfois décevant et très lourd qui prenaient un sens. Pour plein de raisons, je n’aime pas le mot humanitaire parce qu’il est galvaudé, il y a dedans trop d’abus en tous genres. Je préfère les termes « humanité commune », « solidarité ».
En même temps que je me levais, Benson et Jacob faisaient de même en se dirigeant vers l’autre sortie.
Nous nous sommes retrouvés dehors, pleurant bêtement ensemble, tandis que la communauté finissait tranquillement de planifier la distribution qui aura lien demain, fière à l’avance du don qu’elle fera et de l’unification des villages.
Anne Faraggi
Présidente

Quelques images des activités de la journée :  tout avance très vite, la participation communautaire n’est plus une utopie mais une réalité. Les gens ne s’arrêtent de travailler que lorsque la nuit est tombée et se regroupent ensuite pour débriefer du travail de chaque comité. Les réunion se poursuivent jusqu’à environ 23 heures. Le travail démarre à 6 heures le matin.  La communauté organise des rondes de veilleurs de nuit pour sécuriser les constructions : gare aux intrus qui oseraient venir détériorer le fruit de tant d’efforts.
Actuellement, Benson et son équipe discutent âprement les adaptations de budgets avec Mr Paul, le patron de l’entreprise de construction.

- Restauration des sols, mesures prises contre l’érosion

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La 1e cage à pierres est  déposée à l’endroit où l’eau prend de la vitesse sur le sol en pente, et commence à raviner. Nous attendons les premières vraies pluies, qui ne devraient plus tarder, pour laisser le sol redescendre vers les pentes et reboucher les fissures.

 

 

Des mesures sont prises tout au long des fissures. Après les pluies, ces fissures se dilateraient de plus en plus si aucune mesure n’est prise.

 

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Le dispensaire
Aujourd’hui, dimanche, les ouvriers de l’entreprise ne travaillent pas, mais le patron, Mr Paul est venu afin d’humidifier le ciment. Il est aidé par des membres de la communauté, grands et petits …
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l’eau
Le local technique de la pompe, du réseau d’adduction d’eau et du poste de pilotage de la gestion de l’eau. ( Plus bas, le forage de départ ) :
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le centre culturel
Un mini projet d’écotourisme se crée afin de générer des subsides qui permettront une maintenance communautaire de l’ensemble du programme. Il est prévu dans un second temps de bétonner les structures afin que les maisons soient toujours propres. Un revêtement de ciment teinté aux couleurs traditionnelles est également prévu. Ce centre permettra également aux formateurs d’être logés à proximité du futur centre de formation.
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Anne Faraggi,
Présidente WFE

Quelques photos des activités en cours

Fabrication des briques :
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Réduction de l’érosion des sols
Photo sols avant (à confonter aux comparatifs dans 6 mois)
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des pierres sont disposées dans les cages et insérées dans les fissures d’érosion.
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le futur dispensaire (construction du 1er module en cours)
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La communauté participe à la construction (ça a été laborieux pour y arriver, mais c’est très bien parti maintenantet ils s’approprient totalement la structure). Sur la photo suivante, seule une personne est un employé de la compagnie de construction .
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Debriefing le soir à la maison avec les 5 comités (bien structurés). Les meetings et débriefings se font maintenant en Olmaa. Quand je suis là, je demande de ne pas traduire pour ne pas casser les rythmes.
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Anne Faraggi,
Présidente WFE

Chers Amis de WFE,

Dans le cadre du séjour de deux représentants de l’équipe WFE Kenya venus d’Amboseli, WFE Monaco propose aux personnes désireuses de les retrouver de nous rejoindre le mercredi 19 mars 2008 à partir de 20h30 dans le restaurant CACIO E PEPE, sur le port de Fontvieille.
Le restaurant nous a fait une proposition de menu à 35 euros par personne, tout compris, payables directement à l’établissement.

Afin de prévenir le restaurateur dans les meilleurs délais, nous vous remercions de nous confirmer au plus vite votre venue : Contactez-nous.

Nous profitons de ce message pour vous informer de mise à jour de notre site web :  www.wingsforearth.org, et de la création de deux nouveaux sites www.ngaissi.org et www.parrainages.net, grâce à la créativité de Jonathan.

Très Cordialement,

Toute l’équipe de WFE

Chers Amis de WFE,

Nous vous remercions très chaleureusement de votre soutien, dans le contexte de l’urgence Kenyane.

Durant le court laps de temps nécessaire à la récolte des fonds et à l’organisation du projet, la situation géopolitique kenyane s’était considérablement dégradée, dans une situation trouble, proche dans certaines régions d’une insurrection civile qui a continué de s’étendre dans certains foyers bien précis, ce qui ne permettait plus à notre infrastructure locale de mener à bien et en sécurité ce projet d’aide aux personnes déplacées tel qu’initialement conçu.
 
L’importance de l’action à mener, dans un contexte extrêmement belliqueux, a imposé de changer considérablement l’échelle de l’action à mener.
 
Avec l’accord des donateurs, avons donc jugé plus raisonnable et éthique de permettre une utilisation optimale de ces donations en dirigeant cinq mille euros émanant de notre levée de fonds vers la Croix Rouge Kenyane, spécialisée dans les actions d’urgence en milieu conflictuel, afin de mettre en commun nos moyens pour partager de manière plus officielle un mandat pour cette action d’urgence.
 
Nous remercions Son Altesse Sérénissime Le Prince Albert II et la Croix Rouge Monégasque d’avoir renforcé financièrement ce soutien vers les populations déplacées du Kenya.

Mille euros ont été envoyés directement à notre structure locale afin d’acheter des produits de première nécessité aux familles les plus démunies et de permettre l’acheminement sécurisé des personnes que nous souhaitions prendre en charge, vers un camp de réfugiés géré par la Croix Rouge.

Le linge et les couvertures que nous avions dans notre base logistique ont été également donnés aux personnes ayant tout perdu. Les responsables Maasaï d’un petit projet d’écotourisme situé près de notre programme Ngaissi ont également fait don de leurs investissements matériels.

Camp
Distribution

Le staff kenyan de WFE est en contact avec les antennes locales des structures internationales gérant les camps et les trois cents personnes déplacées ont été prises en charge.

Equipe

Mille euros ont été envoyés sur le programme Ngaissi afin de pourvoir à la sécurité alimentaire : les affrontements au Kenya ont négativement affecté l’industrie touristique clé du pays, et ont perturbé le commerce, ce qui a impliqué une hausse faramineuse des denrées de base (sucre, farine de maïs, riz). Si ces populations n’ont pas été directement affectées par les troubles, elles ont commencé à en ressentir les conséquences financières, n’ayant plus de subsides par la vente d’artisanat et ayant des difficultés à se procurer suffisamment de nourriture.

Au delà du regroupement des moyens matériels et financiers que suppose le recueil de populations déplacées en masse, notre équipe locale et les jeunes Maasaï s’impliquent maintenant dans les actions de terrain sous la forme d’une mise à disposition bénévole au sein des structures existantes ou de groupements de personnes vivant en marge de l’aide internationale.

installation

Nous remercions chacun de nos donateurs, et votre fédération à notre changement de stratégie opératoire, dicté par l’évolution négative. Cette décision a renforcé notre but, c’est à dire l’aide directe aux réfugiés et aux populations n’ayant pas de marge de sécurité, et n’a fait qu’en modifier les modalités d’exécution dans un souci d’efficacité, de visibilité et de sécurité.
 
Actuellement, les violences ont baissé au cours des quinze derniers jours.
Tandis que le gouvernement de partage du pouvoir demeure difficile à atteindre, l’enkystement de la situation demeure préoccupante : les rivalités ethniques demeurent instrumentalisées à des fins politiques, et les terres cultivables de la vallée du Rift (seuls 18% des terres sont cultivables dans ce pays à la démographie galopante), épicentre des origines conflictuelles, n’ont pas encore fait l’objet de plan d’aménagement propice à l’harmonie.

Comme en témoigne chaque jour Frère Alain, vivant au sein du bidonville de Kangemi et soutenant des communautés de toutes ethnies pareillement touchées : ” … Il faudra du temps pour soigner les blessures, mais le positif c’est que les gens sont obligés de regarder un peu plus profondément les origines et les conséquences de leurs divisions dans leur société, et de parler plus ouvertement des non-dits culturels.
Il nous faut apprendre à reconnaître tous les signes d’entente et d’entraide, garder l’espoir et le partager.”

Nous restons confiants dans l’avenir du pays.

Enfants

Très Cordialement,

Toute l’équipe de WFE

Message de Benson Leyian et du groupe RETO MAASAI (traduit en français)

Chers Amis de WFE,

En mon nom et en celui de notre communauté, nous remercions très chaleureusement les personnes ayant déjà répondu à l’appel d’aide d’urgence des malheureuses personnes déplacées.
Nos levées de fonds se poursuivent.
Très régulièrement, nous vous informerons de la progression de ce projet.

Nous sommes des Maasai et vivons en Maasai, mais les évènements qui blessent notre pays nous font ressentir que nous sommes aussi Kenyans.

Les pluies tombent à Amboseli, l’herbe nourricière des troupeaux est en vie, et nos enfants se portent bien. Notre école de brousse fonctionne normalement. Dans les villes voisines, la nourriture n’arrive pas régulièrement, mais nous sommes habitués, depuis notre petite enfance, à nous nourrir des ressources de la terre et de nos troupeaux, et la communauté Maasaï n’est pas directement affectée par les conséquences De ces terribles conflits.

Pourtant, nous ne pouvons vivre durablement heureux sans regarder autour de nous.
Dans les zones touchées par le conflit, ces mêmes pluies aggravent maintenant les difficultés des sans-abris.

Dans notre école de brousse, nous enseignons actuellement des cours sur la citoyenneté … et cette citoyenneté qui se reveille en nous nous fait réagir. Car à Nairobi, les choses vont moins bien et il est désormais de notre devoir de citoyen d’apporter notre aide à l’édifice national.
Nous sommes sûrs que nos Pères et nos Chefs seront fiers de nous voir agir en citoyens responsables prenant en main l’avenir de notre propre nation.

Pour aider ces personnes qui ont tout perdu, nous souhaitons amener un convoi incluant 10 volontaires pour distribuer la nourriture et le matériel de première nécessité, 6 professionnels de la sécurité, et 4 fonctionnaires de gestion pour l’enregistrement de tout le fonctionnement.
Ceci assurera la surveillance appropriée des fonds et la distribution des vivres. Nous avons également pensé à nous entourer de 3 conseillers psychologiques bénévoles qui aideront les victimes les plus traumatisées.

Nous avons identifié un terrain parfaitement adapté à cette opération, à proximité d’une église, avec de l’eau fournie en qualité et en quantité par le conseil municipal, dans une région desservie par le réseau de téléphonie mobile safaricom. Nous avons obtenu toutes les autorisations pour implanter notre programme d’aide. Notre départ sera enregistré à la police OCPD qui nous fournira la sécurité.

Le plus grand défi consiste à pouvoir acheter la nourriture, les objets de première nécessité et les tentes. Nous savons que vous avez aussi vos propres soucis quotidiens, c’est pour cela que nous sommes très reconnaissants pour l’aide que nous obtenons indépendamment de l’importance des montants financiers.

Maasai nous sommes, Maasai nous restons, mais le temps a voulu que nous nous adaptions aux situations nouvelles et cela fait partie de l’évolution des sociétés qui demeurent existantes.
Nous avons pour nous notre culture, notre héritage, et l’accès aux connaissances, à l’éducation. Nous avons aussi notre courage, notre orgueil, notre amour de  la justice.

Je souhaite qu’unis à tous les autres peuples d’Afrique, nous ne nous contentions pas de survivre, mais de multiplier nos forces dans la prospérité, dans l’harmonie du respect des différences, et dans la paix.

Merci de votre confiance.

Benson Leyian, et toute l’équipe de RETO MAASAI

Benson

RETO MAASAI (Groupe d’aide Maasai)
Soutien d’urgence

Chers Amis de WFE,

Environ 100.000 personnes ont été déplacées par les violences qui ont éclatées au Kenya à la suite des élections générales contestées du 27 décembre, selon un nouveau bilan donné jeudi par la Croix-Rouge Kenyane qui a lancé un appel de don de 7,5 millions de dollars.

Il y a beaucoup de violence sur les routes et l’armée kenyane aidera à la distribution de vivres.  La plupart des personnes déplacées, soit 70.000, se trouvent dans l’ouest du Kenya, théâtre des pires violences ces derniers jours, et environ 30.000 sont dans la région de Nairobi, fortement secouée par des affrontements.

RETO MAASAÏ GROUP, un collectif de quatre associations locales kenyanes essentiellement d’origine Maasaï, dont WFE fait partie, souhaite venir en aide aux personnes déplacées de toutes ethnies victimes de ce conflit.
Nos interlocuteurs locaux ont identifié trois cent personnes réfugiées à Nakuru town et Karatina, manquant de tout, sans abris, sans nourriture, et sans accès à l’aide internationale.
Ces personnes ont dû quitter leur foyer, elles sont sans ressources et effrayées, craignant pour leur vie. Certaines d’entre elles sont des amis de faculté de nos étudiants, mais la plupart sont des anonymes pour nos équipes locales.

J’ai reçu cette demande d’aide concernant ces 300 personnes de la part de notre staff Maasaï de WFE Kenya, et des trois autres associations avec lesquelles WFE a établi depuis deux années des réseaux de qualité et des actions interactives. Nous avons ensuite affiné ensemble ce projet.
Je sais que les fondateurs de ces associations vivent dans une réelle précarité.
Leur volonté d’aider les personnes déplacées s’inscrit dans leur souhait de citoyenneté, et dans une compassion profonde à l’égard de ceux qui sont encore plus démunis qu’eux. Bon nombre d’entre eux et des bénéficiaires que nous soutenons ont mis un peu d’argent de côté sur leurs maigres économies en vendant quelques chèvres afin d’amorcer ce projet.

Nous n’enverrons pas de container au Kenya car le port de Mombasa a été le siège de pillages et les processus de dédouanement risquent d’être fortement perturbés.
 
Le projet “Couverture des besoins vitaux de 300 personnes déplacées totalement démunies au Kenya” est téléchargeable sur cette page et sur le site de WFE, ainsi que le bulletin de soutien.
Un budget de 70 euros environ est nécessaire pour la prise en charge d’une personne déplacée.
Chaque centime d’euro versé à ce projet sera strictement affecté aux lignes budgétaires inscrites dans la rédaction téléchargeable.

J’ai longtemps espéré qu’un jour, une solidarité profonde humaine naisse d’une volonté d’éradication de ces conflits inter-ethniques.
Je n’aurai jamais cru en recevoir la preuve dans d’aussi dramatiques circonstances.

Nous avons également reçu le témoignage de Frère Alain, dont nous soutenons les projets dans le bidonville de Kangemi, et qui est au plus proche des communautés touchées de Kibera. Alain est à la recherche de fonds afin de permettre aux enfants orphelins et déplacés de poursuivre une scolarité.

Face à une catastrophe humaine aussi meurtrière, il est essentiel d’agir vite. Pour porter secours et réconforter les survivants, au regard d’une demande d’aide issue de la communauté Maasaï qui agit avec un profond humanisme pour d’autres ethnies et n’a pas été touchée directement par ces violences, WFE compte sur tous ses donateurs.

Par avance, merci de votre don.

Anne W. FARAGGI
Présidente de WFE

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