Chers Amis de WFE,

Dans le cadre du séjour de deux représentants de l’équipe WFE Kenya venus d’Amboseli, WFE Monaco propose aux personnes désireuses de les retrouver de nous rejoindre le mercredi 19 mars 2008 à partir de 20h30 dans le restaurant CACIO E PEPE, sur le port de Fontvieille.
Le restaurant nous a fait une proposition de menu à 35 euros par personne, tout compris, payables directement à l’établissement.

Afin de prévenir le restaurateur dans les meilleurs délais, nous vous remercions de nous confirmer au plus vite votre venue : Contactez-nous.

Nous profitons de ce message pour vous informer de mise à jour de notre site web :  www.wingsforearth.org, et de la création de deux nouveaux sites www.ngaissi.org et www.parrainages.net, grâce à la créativité de Jonathan.

Très Cordialement,

Toute l’équipe de WFE

Chers Amis de WFE,

Nous vous remercions très chaleureusement de votre soutien, dans le contexte de l’urgence Kenyane.

Durant le court laps de temps nécessaire à la récolte des fonds et à l’organisation du projet, la situation géopolitique kenyane s’était considérablement dégradée, dans une situation trouble, proche dans certaines régions d’une insurrection civile qui a continué de s’étendre dans certains foyers bien précis, ce qui ne permettait plus à notre infrastructure locale de mener à bien et en sécurité ce projet d’aide aux personnes déplacées tel qu’initialement conçu.
 
L’importance de l’action à mener, dans un contexte extrêmement belliqueux, a imposé de changer considérablement l’échelle de l’action à mener.
 
Avec l’accord des donateurs, avons donc jugé plus raisonnable et éthique de permettre une utilisation optimale de ces donations en dirigeant cinq mille euros émanant de notre levée de fonds vers la Croix Rouge Kenyane, spécialisée dans les actions d’urgence en milieu conflictuel, afin de mettre en commun nos moyens pour partager de manière plus officielle un mandat pour cette action d’urgence.
 
Nous remercions Son Altesse Sérénissime Le Prince Albert II et la Croix Rouge Monégasque d’avoir renforcé financièrement ce soutien vers les populations déplacées du Kenya.

Mille euros ont été envoyés directement à notre structure locale afin d’acheter des produits de première nécessité aux familles les plus démunies et de permettre l’acheminement sécurisé des personnes que nous souhaitions prendre en charge, vers un camp de réfugiés géré par la Croix Rouge.

Le linge et les couvertures que nous avions dans notre base logistique ont été également donnés aux personnes ayant tout perdu. Les responsables Maasaï d’un petit projet d’écotourisme situé près de notre programme Ngaissi ont également fait don de leurs investissements matériels.

Camp
Distribution

Le staff kenyan de WFE est en contact avec les antennes locales des structures internationales gérant les camps et les trois cents personnes déplacées ont été prises en charge.

Equipe

Mille euros ont été envoyés sur le programme Ngaissi afin de pourvoir à la sécurité alimentaire : les affrontements au Kenya ont négativement affecté l’industrie touristique clé du pays, et ont perturbé le commerce, ce qui a impliqué une hausse faramineuse des denrées de base (sucre, farine de maïs, riz). Si ces populations n’ont pas été directement affectées par les troubles, elles ont commencé à en ressentir les conséquences financières, n’ayant plus de subsides par la vente d’artisanat et ayant des difficultés à se procurer suffisamment de nourriture.

Au delà du regroupement des moyens matériels et financiers que suppose le recueil de populations déplacées en masse, notre équipe locale et les jeunes Maasaï s’impliquent maintenant dans les actions de terrain sous la forme d’une mise à disposition bénévole au sein des structures existantes ou de groupements de personnes vivant en marge de l’aide internationale.

installation

Nous remercions chacun de nos donateurs, et votre fédération à notre changement de stratégie opératoire, dicté par l’évolution négative. Cette décision a renforcé notre but, c’est à dire l’aide directe aux réfugiés et aux populations n’ayant pas de marge de sécurité, et n’a fait qu’en modifier les modalités d’exécution dans un souci d’efficacité, de visibilité et de sécurité.
 
Actuellement, les violences ont baissé au cours des quinze derniers jours.
Tandis que le gouvernement de partage du pouvoir demeure difficile à atteindre, l’enkystement de la situation demeure préoccupante : les rivalités ethniques demeurent instrumentalisées à des fins politiques, et les terres cultivables de la vallée du Rift (seuls 18% des terres sont cultivables dans ce pays à la démographie galopante), épicentre des origines conflictuelles, n’ont pas encore fait l’objet de plan d’aménagement propice à l’harmonie.

Comme en témoigne chaque jour Frère Alain, vivant au sein du bidonville de Kangemi et soutenant des communautés de toutes ethnies pareillement touchées : ” … Il faudra du temps pour soigner les blessures, mais le positif c’est que les gens sont obligés de regarder un peu plus profondément les origines et les conséquences de leurs divisions dans leur société, et de parler plus ouvertement des non-dits culturels.
Il nous faut apprendre à reconnaître tous les signes d’entente et d’entraide, garder l’espoir et le partager.”

Nous restons confiants dans l’avenir du pays.

Enfants

Très Cordialement,

Toute l’équipe de WFE

Message de Benson Leyian et du groupe RETO MAASAI (traduit en français)

Chers Amis de WFE,

En mon nom et en celui de notre communauté, nous remercions très chaleureusement les personnes ayant déjà répondu à l’appel d’aide d’urgence des malheureuses personnes déplacées.
Nos levées de fonds se poursuivent.
Très régulièrement, nous vous informerons de la progression de ce projet.

Nous sommes des Maasai et vivons en Maasai, mais les évènements qui blessent notre pays nous font ressentir que nous sommes aussi Kenyans.

Les pluies tombent à Amboseli, l’herbe nourricière des troupeaux est en vie, et nos enfants se portent bien. Notre école de brousse fonctionne normalement. Dans les villes voisines, la nourriture n’arrive pas régulièrement, mais nous sommes habitués, depuis notre petite enfance, à nous nourrir des ressources de la terre et de nos troupeaux, et la communauté Maasaï n’est pas directement affectée par les conséquences De ces terribles conflits.

Pourtant, nous ne pouvons vivre durablement heureux sans regarder autour de nous.
Dans les zones touchées par le conflit, ces mêmes pluies aggravent maintenant les difficultés des sans-abris.

Dans notre école de brousse, nous enseignons actuellement des cours sur la citoyenneté … et cette citoyenneté qui se reveille en nous nous fait réagir. Car à Nairobi, les choses vont moins bien et il est désormais de notre devoir de citoyen d’apporter notre aide à l’édifice national.
Nous sommes sûrs que nos Pères et nos Chefs seront fiers de nous voir agir en citoyens responsables prenant en main l’avenir de notre propre nation.

Pour aider ces personnes qui ont tout perdu, nous souhaitons amener un convoi incluant 10 volontaires pour distribuer la nourriture et le matériel de première nécessité, 6 professionnels de la sécurité, et 4 fonctionnaires de gestion pour l’enregistrement de tout le fonctionnement.
Ceci assurera la surveillance appropriée des fonds et la distribution des vivres. Nous avons également pensé à nous entourer de 3 conseillers psychologiques bénévoles qui aideront les victimes les plus traumatisées.

Nous avons identifié un terrain parfaitement adapté à cette opération, à proximité d’une église, avec de l’eau fournie en qualité et en quantité par le conseil municipal, dans une région desservie par le réseau de téléphonie mobile safaricom. Nous avons obtenu toutes les autorisations pour implanter notre programme d’aide. Notre départ sera enregistré à la police OCPD qui nous fournira la sécurité.

Le plus grand défi consiste à pouvoir acheter la nourriture, les objets de première nécessité et les tentes. Nous savons que vous avez aussi vos propres soucis quotidiens, c’est pour cela que nous sommes très reconnaissants pour l’aide que nous obtenons indépendamment de l’importance des montants financiers.

Maasai nous sommes, Maasai nous restons, mais le temps a voulu que nous nous adaptions aux situations nouvelles et cela fait partie de l’évolution des sociétés qui demeurent existantes.
Nous avons pour nous notre culture, notre héritage, et l’accès aux connaissances, à l’éducation. Nous avons aussi notre courage, notre orgueil, notre amour de  la justice.

Je souhaite qu’unis à tous les autres peuples d’Afrique, nous ne nous contentions pas de survivre, mais de multiplier nos forces dans la prospérité, dans l’harmonie du respect des différences, et dans la paix.

Merci de votre confiance.

Benson Leyian, et toute l’équipe de RETO MAASAI

Benson

RETO MAASAI (Groupe d’aide Maasai)
Soutien d’urgence

Chers Amis de WFE,

Environ 100.000 personnes ont été déplacées par les violences qui ont éclatées au Kenya à la suite des élections générales contestées du 27 décembre, selon un nouveau bilan donné jeudi par la Croix-Rouge Kenyane qui a lancé un appel de don de 7,5 millions de dollars.

Il y a beaucoup de violence sur les routes et l’armée kenyane aidera à la distribution de vivres.  La plupart des personnes déplacées, soit 70.000, se trouvent dans l’ouest du Kenya, théâtre des pires violences ces derniers jours, et environ 30.000 sont dans la région de Nairobi, fortement secouée par des affrontements.

RETO MAASAÏ GROUP, un collectif de quatre associations locales kenyanes essentiellement d’origine Maasaï, dont WFE fait partie, souhaite venir en aide aux personnes déplacées de toutes ethnies victimes de ce conflit.
Nos interlocuteurs locaux ont identifié trois cent personnes réfugiées à Nakuru town et Karatina, manquant de tout, sans abris, sans nourriture, et sans accès à l’aide internationale.
Ces personnes ont dû quitter leur foyer, elles sont sans ressources et effrayées, craignant pour leur vie. Certaines d’entre elles sont des amis de faculté de nos étudiants, mais la plupart sont des anonymes pour nos équipes locales.

J’ai reçu cette demande d’aide concernant ces 300 personnes de la part de notre staff Maasaï de WFE Kenya, et des trois autres associations avec lesquelles WFE a établi depuis deux années des réseaux de qualité et des actions interactives. Nous avons ensuite affiné ensemble ce projet.
Je sais que les fondateurs de ces associations vivent dans une réelle précarité.
Leur volonté d’aider les personnes déplacées s’inscrit dans leur souhait de citoyenneté, et dans une compassion profonde à l’égard de ceux qui sont encore plus démunis qu’eux. Bon nombre d’entre eux et des bénéficiaires que nous soutenons ont mis un peu d’argent de côté sur leurs maigres économies en vendant quelques chèvres afin d’amorcer ce projet.

Nous n’enverrons pas de container au Kenya car le port de Mombasa a été le siège de pillages et les processus de dédouanement risquent d’être fortement perturbés.
 
Le projet “Couverture des besoins vitaux de 300 personnes déplacées totalement démunies au Kenya” est téléchargeable sur cette page et sur le site de WFE, ainsi que le bulletin de soutien.
Un budget de 70 euros environ est nécessaire pour la prise en charge d’une personne déplacée.
Chaque centime d’euro versé à ce projet sera strictement affecté aux lignes budgétaires inscrites dans la rédaction téléchargeable.

J’ai longtemps espéré qu’un jour, une solidarité profonde humaine naisse d’une volonté d’éradication de ces conflits inter-ethniques.
Je n’aurai jamais cru en recevoir la preuve dans d’aussi dramatiques circonstances.

Nous avons également reçu le témoignage de Frère Alain, dont nous soutenons les projets dans le bidonville de Kangemi, et qui est au plus proche des communautés touchées de Kibera. Alain est à la recherche de fonds afin de permettre aux enfants orphelins et déplacés de poursuivre une scolarité.

Face à une catastrophe humaine aussi meurtrière, il est essentiel d’agir vite. Pour porter secours et réconforter les survivants, au regard d’une demande d’aide issue de la communauté Maasaï qui agit avec un profond humanisme pour d’autres ethnies et n’a pas été touchée directement par ces violences, WFE compte sur tous ses donateurs.

Par avance, merci de votre don.

Anne W. FARAGGI
Présidente de WFE

RETO MAASAI (Groupe d’aide Maasai)
Soutien d’urgence

Chers Amis de WFE,

En librairie : Anne W. Faraggi, Histoires des Maasaï, Actes Sud, 2007.

“Regarde le Ciel, regarde la Terre, regarde les Animaux, écoute ton coeur et apprends…”

Contes Maasai

Le peuple Maasaï, dont le territoire s’étend à la frontière du Kenya et de la Tanzanie, est traditionnellement un peuple de pasteurs nomades.
Les découpages politiques et les réformes foncières les ont de plus en plus sédentarisés et éloignés de leur mode de vie ancestral. Les contes recueillis par Anne W. Faraggi se font l’écho de l’ancienne tradition orale, toujours vivace, qui tente de préserver le lien intime de ce peuple avec la nature et les animaux sauvages qui l’entourent. Dans ces contes, les hommes éprouvent la rudesse de leur environnement et veillent à préserver ce qui est leur plus grande richesse : le bétail.En marge des contes, les notes illustrées par Anne Lise Boutin donnent des informations sur les rites et le mode de vie du peuple Maasaï. Certains contes sont introduits par une phrase dans la langue de ce peuple. Photos de Jonathan Deyveaux Gassier.

Chers Amis de WFE,

J’espère que vous avez passé de superbes vacances.

Voici quelques nouvelles de nos programmes en cours, que vous pouvez retrouver sur notre site web, où sont en ligne les récents rapports d’activités.

Batteries

- Sur les projets du Nord Kenya, à Loyangalani, les Soeurs Consolata ont leurs nouvelles batteries dévolues aux panneaux solaires. Un tout grand merci pour votre participation financière à l’occasion de notre mariage, car ce sont vos cadeaux-donations qui ont rendu cela possible !

Plantation de fruits

Les activités de tree planting avancent et on plante maintenant des arbres fruitiers à Loiyangalani. Ce sont les premières tentatives ! Nous serons bientôt rejoints pas une ONG italienne constituée de professionnels titrés dans les domaines de l’agronomie et l’irrigation.

Les jeunes Turkana se fédèrent sur des activités génératrices de revenus et s’organisent en structures associatives.
WFE vient de mettre en place deux moyens crédits pour deux groupes distincts.
Ce projet est un challenge … Heureusement, le staff Maasaï s’est rendu dans le nord Kenya, et au terme de réunions difficiles, après leur avoir fait part de leur ressenti et de leurs conseils assez directifs en kiswahili, des contrats sérieux ont été émis.

Puit

- Depuis Kalacha, Gumato Ballo et son groupe de femmes Gabra très actives viennent de terminer l’implantation d’un puits juste à côté de notre école.
Ces réalisations ont été possibles grâce aux Paroissiens de la Cathédrale de Monaco, et à la Croix Rouge Monégasque. Elles termineront rapidement la clôture de leur structure communautaire au sein de laquelle elles construisent des entrepots et pourront commencer à doter l’école en matériel grâce à la récente donation de l’Ecole du Caousou, à Toulouse.
Nous étudions actuellement la possibilité d’irrigation à Kalacha dans le but de mettre en place des mesures de restauration des écosystèmes ressources, mais aussi d’implanter une réelle sécurité alimentaire face à la récurrence des sécheresses. 
Les banques de céréales constituent une alternative efficace pour lutter contre l’insécurité alimentaire, mais également pour contre carrer la flambée des prix des céréales et les spéculations lorsque arrive la période de soudure.
Avec ce système, les céréales sont achetées lors des récoltes au prix du marché, stockées dans un entrepôt adéquat pour en assurer une meilleure conservation pour ensuite être revendues à prix abordable par les villageois.

- A Amboseli, nous implantons une mission WATSAN (forages et équipements
sanitaires) et une énergie renouvelable.
La construction de notre dispensaire débutera à cette période. Le projet de dispensaire s’articule autour de 4 missions principales, chacune de ces missions ayant ses propres impératifs structurels et donc ses propres secteurs budgétaires à financer.
 
1-   Prophylaxie et accès à l’eau,
L’accès à l’eau ne serait pas optimisé sans une politique d’éducation sanitaire et prophylaxique. Il convient donc d’insérer une éducation de long terme au sein de pratiques traditionnelles parfois perçues comme incompatibles. Les rapports affectifs et culturels entre bétail, famille, pathologies parasitaires témoignent de cette difficulté. Le point d’entrée le plus évident est de s’appuyer sur l’école en intégrant au cours de la scolarisation des mesures hygiéniques quotidiennes. L’accès à des lavabos et des douches publiques pour les enfants, associées à des mesures fortement incitatoires sont des moyens efficaces pour faire évoluer les mentalités. Il faut également relayer l’action sur les enfants par des mesures similaires au niveau de l’école de brousse des adultes.

2-   Cartographie de la population et de son environnement naturel,
recensement des pathologies, fiches individuelles de santé.

3-   Insertion du dispensaire dans un réseau de soins déjà existants afin
d’optimiser la prise en charge, éviter les doublons et réduire les coûts de fonctionnements.

4-   Gestion médicale et budgétaire des soins primaires qui seront dispensés
dans ce dispensaire
 
Grâce au soutien renouvelé du Zonta Club de Monaco, la somme de huit mille euros a été levée lors des festivités de Noël pour ce programme. La Coopération Internationale de Monaco renforcera cette année son soutien au programme éducatif de Ngaissi par son implication dans le projet de santé également.

Les enfants parrainés vont tous très bien, à l’exception d’une jeune fille qui a été défigurée à la suite d’une chute dans un feu, il y a deux années.
Les tissus sont très indurés et la fillette a de plus en plus de difficultés pour s’alimenter. Il nous faudra prévoir une consultation de chirurgie réparatrice en capitale. Nous nous rapprochons actuellement du service mobile de Flying Doctors afin de connaître leurs différents travaux de chirurgie sur une zone la plus proche de chez nous.

La sécheresse s’annonce à Amboseli, les routes soulèvent des quantités de poussière impressionnante …

Notre école de brousse, Ngaissi school a maintenant deux classes animées par deux institutrices Maasaï diplômées d’état; chaque classe a maintenant environ 35 élèves. Le Ministère de l’Education Nationale du Kenya a construit deux classes supplémentaires sur notre programme. L’une d’entre elle est dévolue aux ateliers d’alphabétisation effectués par Joel. L’autre est ouverte aux enfants afin que chaque classe ait un effectif moindre et susceptible d’y prodiguer un enseignement de qualité. Les trois professeurs sont rémunérés grâce à la subvention de la Coopération de Monaco, et la troisième classe d’enfants est animée par une jeune femme  dont le salaire est payé par la communauté elle-même.

Le nombre d’étudiants parrainés par WFE augmente et s’élève à 9 jeunes adultes.

Sur tous les programmes, les tenues de registres s’affinent et s’adaptent de plus en  plus précisément. Nous envisageons pour 2008, une informatisation de l’ensemble du programme et la création d’outils pédagogiques, issus de la capitalisation de ces trois années de recul et d’expérience.

La création de WFE Kenya en mars dernier a donné une nouvelle énergie à l’ensemble des programmes, et la mise en relation des communautés bénéficiaires Maasaï, Gabra, Turkana est d’une incroyable richesse en dépit de la distance géographique.

Enfin, le séjour européen de nos assistants de terrain maasaï et maintenant dirigeants de WFE Kenya a été formidable. Nous avions quelques réserves concernant le fatal décalage des habitudes de vie. Mais d’autre part, il était important qu’ils fassent également partie de la gestion et de la réalité de WFE Monaco, ainsi que des contraintes y sont nombreuses. Il était aussi important que des moments d’échange entre eux et les donateurs puissent se réaliser.
J’ai été admirative de leur grande capacité d’adaptation dans un univers, qui, sous différents angles, pouvait leur sembler absurde et abrupt.
Je tiens particulièrement à remercier toutes les personnes qui les ont rencontrés, encouragés, et avec lesquelles ils ont échangé des points de vue dans un respect et un intérêt total.

Le turnover de WFE a bénéficié de la présence de Maurice Gimet, en charge des questions techniques concernant l’adduction d’eau et la recherche d’énergies renouvelables, ainsi que de Florence Cazanobe, qui, dès 2008, s’occupera très activement du suivi des parrainages sur Amboseli, et pourra entretenir une communication régulière avec les parrains et marraines.

Nous préparons actuellement notre très prochain séjour à Amboseli, dans le cadre d’animation d’ateliers spécifiques : formation en mini business plan et comptabilité de base, organisées par deux comptables de Monaco pour les bénéficiaires de micro et moyens crédits, ainsi que pour les staff de gestion de comités de salubrité.
Des ateliers d’informations interactifs environnementaux par un membre des Nations Unies pour l’Environnement seront dispensés.
La phase terminale de l’évaluation de santé de la population est prévue à cette époque, avec un plateau technique de 3 médecins, et une infirmière , ainsi que deux infirmiers locaux. La visite de tous les centres de santé alentour est prévu. Le debriefing de cette mission permettra d’affiner plus précisément les activités futures de notre dispensaire.

Une audit et une vérification des tenues de registres sera réalisée lors ce ce même séjour.
La présence d’une traductrice anglais-français permettra de ne laisser aucune zone d’ombre dans les échanges verbaux des différents participants.

Enfin, des interview des bénéficiaires et les définitions des axes de plaidoyer sur l’ensemble des programmes est également prévu grâce à la présence d’autres membres bénévoles.

WFE s’est renforcée. Depuis l’implication totale de représentants Maasaï dans la gestion de WFE, les choses ont évolué et nous assistons actuellement à une réelle appropriation des objectifs de WFE, et à un renforcement des compétences de chacun.

Un grand merci à tous les donateurs de ces réalisations, sans vous, rien de cela n’aurait pu être possible.

Asante sana !

Amicalement

Anne W. Faraggi

WFE A BESOIN DE VOS ANCIENS APPAREILS PHOTOS ET VIDEOS NUMÉRIQUES !

Chers Amis,

Comme vous le savez par notre dernière news letter, nos projets avancent bien. Un des plus important motif de satisfaction est que les populations locales se les approprient progressivement et qu’il existe maintenant des relais locaux de qualité, dynamiques et entreprenants, pour en contrôler la progression.
Par respect pour les donateurs et institutions qui nous aident dans ces actions, les délégués locaux souhaitent établir un contrôle continu de l’avancement des projets. Pour mener à bien cet état des lieux de manière suffisamment réactive, internet est un formidable outil qui nous permet déjà d’échanger documents et photographies de la progression des programmes.
C’est pourquoi nous faisons appel à votre générosité pour nous envoyer des appareils photos et camescopes numériques  simples mais en état de marche, qui seraient distribués à nos responsables locaux à Amboseli, Loyangalani, Kalacha et Kangemi.

Ceci permettrait également d’actualiser le site de manière dynamique afin que chacun puisse apprécier le travail effectué.


Joseph et Murani : 2 assistants de terrain - © Chris hertzfeld

Un tout grand merci à vous tous !
Amicalement.

Anne Wattebled
Présidente