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2
mar

Newsletter n°16

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Chers Amis de WFE,

Nous vous remercions très chaleureusement de votre soutien, dans le contexte de l’urgence Kenyane.

Durant le court laps de temps nécessaire à la récolte des fonds et à l’organisation du projet, la situation géopolitique kenyane s’était considérablement dégradée, dans une situation trouble, proche dans certaines régions d’une insurrection civile qui a continué de s’étendre dans certains foyers bien précis, ce qui ne permettait plus à notre infrastructure locale de mener à bien et en sécurité ce projet d’aide aux personnes déplacées tel qu’initialement conçu.
 
L’importance de l’action à mener, dans un contexte extrêmement belliqueux, a imposé de changer considérablement l’échelle de l’action à mener.
 
Avec l’accord des donateurs, avons donc jugé plus raisonnable et éthique de permettre une utilisation optimale de ces donations en dirigeant cinq mille euros émanant de notre levée de fonds vers la Croix Rouge Kenyane, spécialisée dans les actions d’urgence en milieu conflictuel, afin de mettre en commun nos moyens pour partager de manière plus officielle un mandat pour cette action d’urgence.
 
Nous remercions Son Altesse Sérénissime Le Prince Albert II et la Croix Rouge Monégasque d’avoir renforcé financièrement ce soutien vers les populations déplacées du Kenya.

Mille euros ont été envoyés directement à notre structure locale afin d’acheter des produits de première nécessité aux familles les plus démunies et de permettre l’acheminement sécurisé des personnes que nous souhaitions prendre en charge, vers un camp de réfugiés géré par la Croix Rouge.

Le linge et les couvertures que nous avions dans notre base logistique ont été également donnés aux personnes ayant tout perdu. Les responsables Maasaï d’un petit projet d’écotourisme situé près de notre programme Ngaissi ont également fait don de leurs investissements matériels.

Camp
Distribution

Le staff kenyan de WFE est en contact avec les antennes locales des structures internationales gérant les camps et les trois cents personnes déplacées ont été prises en charge.

Equipe

Mille euros ont été envoyés sur le programme Ngaissi afin de pourvoir à la sécurité alimentaire : les affrontements au Kenya ont négativement affecté l’industrie touristique clé du pays, et ont perturbé le commerce, ce qui a impliqué une hausse faramineuse des denrées de base (sucre, farine de maïs, riz). Si ces populations n’ont pas été directement affectées par les troubles, elles ont commencé à en ressentir les conséquences financières, n’ayant plus de subsides par la vente d’artisanat et ayant des difficultés à se procurer suffisamment de nourriture.

Au delà du regroupement des moyens matériels et financiers que suppose le recueil de populations déplacées en masse, notre équipe locale et les jeunes Maasaï s’impliquent maintenant dans les actions de terrain sous la forme d’une mise à disposition bénévole au sein des structures existantes ou de groupements de personnes vivant en marge de l’aide internationale.

installation

Nous remercions chacun de nos donateurs, et votre fédération à notre changement de stratégie opératoire, dicté par l’évolution négative. Cette décision a renforcé notre but, c’est à dire l’aide directe aux réfugiés et aux populations n’ayant pas de marge de sécurité, et n’a fait qu’en modifier les modalités d’exécution dans un souci d’efficacité, de visibilité et de sécurité.
 
Actuellement, les violences ont baissé au cours des quinze derniers jours.
Tandis que le gouvernement de partage du pouvoir demeure difficile à atteindre, l’enkystement de la situation demeure préoccupante : les rivalités ethniques demeurent instrumentalisées à des fins politiques, et les terres cultivables de la vallée du Rift (seuls 18% des terres sont cultivables dans ce pays à la démographie galopante), épicentre des origines conflictuelles, n’ont pas encore fait l’objet de plan d’aménagement propice à l’harmonie.

Comme en témoigne chaque jour Frère Alain, vivant au sein du bidonville de Kangemi et soutenant des communautés de toutes ethnies pareillement touchées : ” … Il faudra du temps pour soigner les blessures, mais le positif c’est que les gens sont obligés de regarder un peu plus profondément les origines et les conséquences de leurs divisions dans leur société, et de parler plus ouvertement des non-dits culturels.
Il nous faut apprendre à reconnaître tous les signes d’entente et d’entraide, garder l’espoir et le partager.”

Nous restons confiants dans l’avenir du pays.

Enfants

Très Cordialement,

Toute l’équipe de WFE

17
jan

Newsletter n°14

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Chers Amis de WFE,

Environ 100.000 personnes ont été déplacées par les violences qui ont éclatées au Kenya à la suite des élections générales contestées du 27 décembre, selon un nouveau bilan donné jeudi par la Croix-Rouge Kenyane qui a lancé un appel de don de 7,5 millions de dollars.

Il y a beaucoup de violence sur les routes et l’armée kenyane aidera à la distribution de vivres.  La plupart des personnes déplacées, soit 70.000, se trouvent dans l’ouest du Kenya, théâtre des pires violences ces derniers jours, et environ 30.000 sont dans la région de Nairobi, fortement secouée par des affrontements.

RETO MAASAÏ GROUP, un collectif de quatre associations locales kenyanes essentiellement d’origine Maasaï, dont WFE fait partie, souhaite venir en aide aux personnes déplacées de toutes ethnies victimes de ce conflit.
Nos interlocuteurs locaux ont identifié trois cent personnes réfugiées à Nakuru town et Karatina, manquant de tout, sans abris, sans nourriture, et sans accès à l’aide internationale.
Ces personnes ont dû quitter leur foyer, elles sont sans ressources et effrayées, craignant pour leur vie. Certaines d’entre elles sont des amis de faculté de nos étudiants, mais la plupart sont des anonymes pour nos équipes locales.

J’ai reçu cette demande d’aide concernant ces 300 personnes de la part de notre staff Maasaï de WFE Kenya, et des trois autres associations avec lesquelles WFE a établi depuis deux années des réseaux de qualité et des actions interactives. Nous avons ensuite affiné ensemble ce projet.
Je sais que les fondateurs de ces associations vivent dans une réelle précarité.
Leur volonté d’aider les personnes déplacées s’inscrit dans leur souhait de citoyenneté, et dans une compassion profonde à l’égard de ceux qui sont encore plus démunis qu’eux. Bon nombre d’entre eux et des bénéficiaires que nous soutenons ont mis un peu d’argent de côté sur leurs maigres économies en vendant quelques chèvres afin d’amorcer ce projet.

Nous n’enverrons pas de container au Kenya car le port de Mombasa a été le siège de pillages et les processus de dédouanement risquent d’être fortement perturbés.
 
Le projet “Couverture des besoins vitaux de 300 personnes déplacées totalement démunies au Kenya” est téléchargeable sur cette page et sur le site de WFE, ainsi que le bulletin de soutien.
Un budget de 70 euros environ est nécessaire pour la prise en charge d’une personne déplacée.
Chaque centime d’euro versé à ce projet sera strictement affecté aux lignes budgétaires inscrites dans la rédaction téléchargeable.

J’ai longtemps espéré qu’un jour, une solidarité profonde humaine naisse d’une volonté d’éradication de ces conflits inter-ethniques.
Je n’aurai jamais cru en recevoir la preuve dans d’aussi dramatiques circonstances.

Nous avons également reçu le témoignage de Frère Alain, dont nous soutenons les projets dans le bidonville de Kangemi, et qui est au plus proche des communautés touchées de Kibera. Alain est à la recherche de fonds afin de permettre aux enfants orphelins et déplacés de poursuivre une scolarité.

Face à une catastrophe humaine aussi meurtrière, il est essentiel d’agir vite. Pour porter secours et réconforter les survivants, au regard d’une demande d’aide issue de la communauté Maasaï qui agit avec un profond humanisme pour d’autres ethnies et n’a pas été touchée directement par ces violences, WFE compte sur tous ses donateurs.

Par avance, merci de votre don.

Anne W. FARAGGI
Présidente de WFE

RETO MAASAI (Groupe d’aide Maasai)
Soutien d’urgence